Le Syndicat des Métallos condamne la décision d’abolir le poste d’ombudsman canadien de la responsabilité des entreprises
TORONTO, 19 juin 2026 (GLOBE NEWSWIRE) -- Le problème avec le Bureau de l’ombudsman canadien de la responsabilité des entreprises (OCRE), c’est qu’il n’a jamais disposé de l’indépendance et des pouvoirs nécessaires pour mener à bien sa mission, soutient le Syndicat des Métallos.
Le Syndicat des Métallos condamne fermement la décision du gouvernement fédéral de fermer le Bureau de l’OCRE.
Lorsque des entreprises canadiennes qui exercent des activités à l’étranger sont mises en cause dans de graves violations des droits de la personne et des droits du travail, les collectivités et les travailleuses et travailleurs concernés ont besoin d’outils plus efficaces pour obtenir réparation.
Invoquant son manque d’efficacité, le gouvernement a choisi de fermer le seul bureau du pays chargé d’examiner ces plaintes.
« Les collectivités et les travailleurs et travailleuses qui font face à des violations des droits de la personne et des droits du travail liées à des entreprises canadiennes méritent un mécanisme indépendant, efficace et doté de pouvoirs réels, déclare Marty Warren, directeur national pour le Canada du Syndicat des Métallos. Abolir l’OCRE revient à renoncer à l’un des rares outils dont nous disposions pour renforcer la responsabilité des entreprises, même s’il est imparfait. Au lieu de corriger les lacunes de ce bureau, le gouvernement a choisi de se soustraire à ses responsabilités. »
Le Syndicat des Métallos connait bien ces lacunes. Dans le cadre de notre plainte concernant le versement de salaires viables dans la chaîne d’approvisionnement de L’Équipeur et de Canadian Tire au Bangladesh, nous avons constaté à quel point l’absence d’autorité et d’indépendance de l’OCRE minait sa capacité à garantir l’imputabilité.
Malgré tout, la fermeture de ce bureau n’est pas la bonne réponse. Les collectivités et les travailleuses et travailleurs concernés ont besoin d’un mécanisme non judiciaire efficace, capable d’enquêter sur les violations, d’exiger la production de preuves et de recommander des mesures correctives concrètes. La fermeture de ce bureau envoie le message que le Canada fait fi de ses responsabilités en matière de droits de la personne.
En tant que l’une des organisations représentant des milliers de Canadiennes et Canadiens qui ont plaidé en faveur de la création de l’OCRE, le Syndicat des Métallos se joint à ses alliés de la société civile pour demander au gouvernement de revenir sur cette décision et de mettre en place un ombudsman véritablement indépendant, doté des pouvoirs nécessaires pour enquêter sur les violations commises par les entreprises et demander des comptes à ces dernières.
Pour plus d’informations :
Marty Warren, directeur national pour le Canada, Syndicat des Métallos, 416 544-5951
Guillaume Charbonneau, Affaires mondiales, Syndicat des Métallos, 416 544-5944, gcharbonneau@usw.ca
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